Un outil pour savoir s’il est pertinent d’installer des panneaux solaires sur votre toit

Il y a 2 semaines 47

S’exposer au soleil, et aux économies. A l’heure où les prix des énergies crèvent tous les plafonds, où l’on doit s’inquiéter sérieusement pour la planète, où l’on voit son pouvoir d’achat fondre sous la canicule de l’inflation, la Métropole européenne de Lille (MEL) lance son « cadastre solaire », un outil qui pourrait beaucoup intéresser les particuliers. Il permet à chaque habitant de la métropole de déterminer rapidement et facilement s’il est pertinent d’installer des panneaux photovoltaïques sur son toit.

On va tout de suite faire taire les mauvaises langues, oui il est possible d’exploiter l’énergie solaire dans le Nord. A Lille, selon les années, on peut cumuler entre 1.600 et plus de 2.000 heures d’ensoleillement. Certes, c’est moins que Nice, et ses 2.700 heures d’ensoleillement en 2021, mais on s’en sort plutôt bien face aux clichés. D’autant que les panneaux photovoltaïques ne fonctionnent pas uniquement en plein soleil, mais aussi en percevant le rayonnement diffus des nuages.

Images satellites et de mesures laser des bâtiments

Selon les explications de la MEL, le « cadastre solaire » mis en ligne ces derniers jours permet « en quelques clics d’identifier le potentiel d’ensoleillement d’une toiture et ainsi, la pertinence d’installer ou non des panneaux solaires ». Cela se présente sous la forme d’une cartographie, version plan ou image satellite, sur une interface Web dans laquelle il suffit d’entrer son adresse. Apparaît alors votre domicile dont le toit est pixélisé de différentes couleurs : du jaune, le plus ensoleillé, au bleu, le moins bien exposé. Les données compilées d’images satellites et de mesures laser des bâtiments, sont d’ailleurs bluffantes de précision.

L’outil prend en compte de nombreux paramètres, ombres des bâtiments voisins, arbres, orientation de la toiture, pour délivrer un bilan chiffré. Pour le Palais des Beaux-Arts par exemple, le cadastre solaire estime que 42 % des 12.000 m2 de toiture sont exploitables en photovoltaïque. L’outil calcule aussi « le potentiel solaire » de la surface de toit exploitable. Toujours avec l’exemple du musée lillois, les 5.113 m2 de toit exploitables en solaire permettraient de produire plus de 860.000 kWh par an, soit l’équivalent de la consommation moyenne annuelle de 183 foyers.

Pour Audrey Linkenheld, vice-présidente métropolitaine chargée du climat, de la transition écologique et de l’énergie, « le cadastre solaire est une première approche pour envisager un investissement dans des panneaux solaires ». Parce qu’ensuite, il faut tout de même vérifier la faisabilité du projet, investir et rentabiliser son investissement avant de pouvoir crier qu’on chauffe l’eau de sa douche gratuitement.

Lire la Suite de l'Article