Tour de France 2022 : Avec deux étapes entre mer, monts et pavés, le Nord va animer la Grande boucle

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Quatre ans que la région attendait ça. Depuis un désormais célèbre 15 juillet 2018, jour de la victoire des Bleus en finale de coupe du monde mais aussi de dernière étape du Tour de France dans la région, la Grande Boucle n’était plus passée sur les routes nordistes. Mais 2022 va faire la part belle au Nord et au Pas-de-Calais avec deux étapes qui s’annoncent déjà très prometteuses sur le papier.

Après trois premiers jours de contre-la-montre et sprints au Danemark, coureurs, équipes et caravane vont tous débarquer dans le Nord le lundi 4 juillet, jour choisi pour faire le transfert en avion entre le pays viking et la France. Une journée de repos qui ne sera pas du luxe avant de commencer les choses sérieuses dès le lendemain.

Car la quatrième étape du Tour 2022 entre Dunkerque et Calais, deux villes qui n’ont plus accueilli l’épreuve depuis plus de vingt ans, pourrait bien être l’une des plus piégeuses de cette édition. Entre la mer, le vent et les monts du Boulonnais, on sera dans la configuration d’une sorte de classique d’un jour.

« La première grande bataille »

« C’est une belle entrée en matière. Ça risque d’être une course très tonique et le début de la grande bagarre pour le maillot jaune. Ce sera très animé car les écarts ne se seront normalement pas faits au Danemark. La première grande bataille du Tour se fera vraiment dans les monts du Boulonnais », estime Pascal Sergent, historien du vélo et président du comité Hauts-de-France à la Fédération Française de Cyclisme.

Au-delà de l’aspect sportif, l’aspect carte postale avec les paysages magnifiques autour des caps Blanc Nez et Gros Nez sera aussi l’occasion de donner une autre image de la région. « Les gens ne connaissent pas forcément ce visage de la région. Ça donne une autre vision. Car d’habitude, quand on pense au Nord et au vélo, on pense aux pavés », reconnaît Pascal Sergent.

Près de 20 kilomètres de pavés entre Lille et Arenberg

Justement, après la côte d’Opale, les cyclistes retrouveront dès le lendemain ce qui fait le sel du vélo dans la région : les secteurs pavés. Avec un départ de Lille et une arrivée sur le site minier de Wallers-Arenberg (mais sans emprunter la célèbre mais dangereuse trouée), on revient à du classique même si les coureurs du Tour n’ont plus emprunté les pavés depuis 2014. Si on ne sera pas dans un Paris-Roubaix​ où il y a 55 kilomètres de pavés, les cyclistes devront quand même s’en coltiner 19,4 km répartis sur 11 secteurs dont cinq n’ont jamais été empruntés ni par le Tour ni par Paris-Roubaix.

De quoi réjouir les spécialistes des classiques comme le Danois Kasper Asgreen. « Les pavés ? Je les adore. Ça va être fun (sourire). J’aime beaucoup les classiques avec des pavés, alors en avoir sur le Tour de France, c’est super », s’est réjoui le vainqueur sortant du Tour des Flandres. Car cette cinquième étape du Tour pourrait bien ressembler à un casse-gueule géant surtout s’il pleut.

Alaphilippe pense que ça va pimenter le Tour

« Tout dépendra des conditions météo mais 19 kilomètres de pavés ce n’est pas rien. On ne gagnera sans doute pas le Tour là-dessus mais on peut le perdre sur une chute ou une crevaison. Sans oublier nombre de coureurs sur le Tour qui n’ont pas l’habitude des pavés comme les grimpeurs par exemple », assure cet historien du cyclisme. Histoire de préparer au mieux cette étape particulière, il n’est pas impossible que certains favoris du Tour viennent se tester un peu lors du prochain Paris-Roubaix. 

« Ça va pimenter le Tour », s’est d’ailleurs réjoui ce jeudi Julian Alaphilippe, un double champion du monde dont les qualités de puncheur semblent parfaitement adaptées aux étapes du Nord. Vivement juillet !

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