Ligue des champions : Comment Lille s’y est pris pour se retrouver aux portes des huitièmes de finale

Il y a 1 semaine 43

Le scénario paraissait encore improbable il y a seulement trois semaines. Raillé, critiqué et moqué pour ses prestations en Ligue des champions depuis dix ans, le Losc a tout renversé en vingt jours. En signant deux victoires d’affilée (à Séville le 2 novembre et mardi soir contre Salzbourg) pour la première fois de son histoire en Ligue des champions, le Losc, nouveau leader du groupe G, n’a jamais été aussi près de la qualification en huitièmes de finale, une première pour le club nordiste depuis quinze ans.

« On fait honneur à la compétition, on fait honneur à la Ligue 1 et ce n’est pas rien. Mais il n’y a rien de fait et il faudra encore une grosse bagarre à Wolfsburg », rappelle Jocelyn Gourvennec, l’entraîneur lillois. Le 8 décembre en Allemagne, une victoire ou un nul suffiront aux Dogues pour intégrer le grand monde. Et même une défaite en Allemagne conjuguée à un nul dans l’autre match entre Salzbourg et Séville pourrait leur permettre de poursuivre une aventure en Ligue des champions pour l’instant réussie grâce à plusieurs facteurs.

Une défense de fer

Trois buts encaissés en cinq matchs et surtout aucun but pris en trois matchs à domicile. Si Lille est en passe de se qualifier en huitièmes de finale, il le doit avant tout à sa défense de fer : « Trois matchs à domicile sans prendre de but en Ligue des champions, c’est une vraie performance », salue Gourvennec.

Si le Losc tangue derrière en Ligue 1 cette saison, il a gardé en Europe la solidité défensive qui lui avait permis d’être champion de France l’an passé. Malgré l’absence de Botman, blessé depuis six semaines, Djalo a parfaitement réussi l’intérim dans l’axe aux côtés d’un José Fonte qui ne fait pas ses 36 ans dans la plus grande compétition européenne.

Des adversaires prenables

Au moment du tirage au sort fin août, on se disait bien que le Losc avait un coup à jouer. Avec Séville, Wolsburg et Salzbourg, le club nordiste est tombé dans un groupe homogène. Mais son départ raté avec deux nuls à domicile contre les Allemands et les Espagnols ajouté à une défaite en Autriche avait clairement fait craindre une énième désillusion européenne.

Sauf que dans ce groupe ultra serré où tout le monde peut encore se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, le Losc a su gagner le match qu’il fallait. En remportant une victoire inattendue (1-2) le 2 novembre sur la pelouse du FC Séville, troisième de Liga, les Nordistes ont inversé une tendance négative. Et la confirmation face à un faible Salzbourg mardi soir a conforté l’idée que Lille a su saisir sa chance dans ce groupe peu sexy mais abordable pour rêver plus grand.

L’orgueil du champion

Champion de France à la surprise générale en mai dernier, le Losc est vite retombé sur terre cette saison. Actuel douzième de Ligue 1, le club nordiste n’a pas réussi à surfer sur sa réussite de l’an passé. Mais l’effectif lilllois, qui n’a quasiment pas bougé cet été, est en train de prendre une éclatante revanche en Ligue des champions où le Losc n’avait pas été à pareille fête depuis quinze ans. De quoi réjouir Jocelyn Gourvennec

« Je dis souvent aux joueurs qu’il faut marquer leur passage au club. Ils l’ont marqué l’an passé par le titre de champion et ça restera pour toujours. On a aussi créé quelque chose d’historique en remportant en début de saison le trophée des champions (début août contre le PSG). Remporter le premier match de Ligue des champions au stade Pierre Mauroy, ça a aussi de la valeur. Toutes ces petites choses-là sont importantes pour les joueurs, pour le staff. On est là pour ça. On est là aussi pour partager. J’avais demandé aux joueurs avant le match de faire un maximum d’efforts pour avoir un maximum d’émotions fortes. C’est ce qu’on a eu ».

Quoi qu’il arrive, le Losc finira au pire troisième de son groupe, synonyme de 16e de finale de Ligue Europa. Lille sera toujours en coupe d'Europe en février prochain ce qui était loin d’être acquis en début de saison.

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