Les écoles primaires et les villages ne sont plus épargnés par les atteintes à la laïcité

Il y a 5 mois 66

Réservé aux abonnés

DÉCRYPTAGE - Les différentes équipes «Valeurs de la République» des rectorats de France se sont réunies alors que 793 cas d’atteintes liées à l’hommage à Samuel Paty ont été recensés.

Des élèves et des enseignants se réunis pour rendre hommage au professeur d’histoire Samuel Paty, décapité par un agresseur pour avoir montré aux élèves des caricatures du prophète Mahomet dans sa classe (photo d’illustration). LIONEL BONAVENTURE/AFP

Des enfants qui jouent à la décapitation dans des cours de récréation, d’autres qui refusent, en des termes violents, toute allusion à la liberté d’expression, des parents menaçants…

À lire aussi :«La laïcité, ferment de la paix civile et de la concorde républicaine»

Selon les dernières remontées disponibles, entre le 2 et le 18 novembre, pas moins de 793 faits d’atteinte liés à l’hommage à Samuel Pâti ont été recensés par les académies. Lille, Orléans Tours, Montpellier et Nancy sont celles qui en ont signalé le plus.

Un mois et demi après la mort de Samuel Paty, le ministre a réuni jeudi les différentes équipes «Valeurs de la République» des rectorats de France pour faire un point sur ces incidents, dont les auteurs sont des élèves dans 90 % des cas. Quelque 20 % de ces atteintes ont relevé de la provocation, tels ces adolescents criant «Allah akbar» lors de l’hommage. Ils ont aussi été 20 % à contester la cérémonie, indiquant par exemple que les musulmans étaient des victimes. Plus inquiétant, 17 % ont légitimé l’acte de l’assassin, assurant qu’ils allaient s’en inspirer.

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 83% à découvrir.

Abonnez-vous : 1€ le premier mois

Annulable à tout moment

Déjà abonné ? Connectez-vous

Les écoles primaires et les villages ne sont plus épargnés par les atteintes à la laïcité

S'ABONNER

Lire la Suite de l'Article