Hauts-de-France : La pénurie de conducteurs de car risque de perturber les transports à la rentrée

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Des autocars qui restent au dépôt faute de conducteurs. C’est le scénario catastrophe que s’apprêtent à vivre les voyageurs et notamment les 210.000 élèves des Hauts-de-France qui empruntent au quotidien les transports scolaires et interurbains. La région, responsable de la compétence transports, vient de tirer la sonnette d’alarme et cherche des solutions car c’est le secteur tout entier des transporteurs qui est actuellement en tension.

« Les professionnels peinent à recruter des conducteurs de cars et des mécaniciens, explique la région Hauts-de-France, dans un communiqué. Il s’agit de difficultés au niveau national, mais la région n’est pas épargnée puisque ce sont 400 conducteurs et 20 mécaniciens qui manquent à l’appel pour la rentrée. »

Faible rémunération, horaires complexes…

Un mois pour se retourner, c’est court. Alors la région aime mieux prévenir que guérir. « Un suivi des effectifs de conduite et de maintenance manquant a été demandé aux transporteurs, mais aussi un état précis de l’offre ligne par ligne qu’ils sont en capacité d’assurer à compter de la rentrée », assure la région. L’objectif est « d’alerter suffisamment en amont les voyageurs et notamment les parents d’élèves afin qu’ils puissent s’organiser ».

A plus ou moins long terme, il s’agit bien évidemment de pallier cette pénurie. Mais la conjoncture est morose. « Les difficultés de recrutement sont de plus en plus grandes en raison d’une attractivité de plus en plus faible », note la région. Et les raisons sont légion : faible rémunération, horaires complexes, exigence des usagers ou encore sentiment d’insécurité.

La campagne de promotion, qui va bientôt être lancée, suffira-t-elle à créer des vocations de ces métiers ? Quatorze centres de formation régionaux préparent, par exemple, au métier de conducteurs de car. « Deux parcours de formation financés par nos soins permettent d’accéder à ce métier », précise la région. En 2021, 499 personnes sont entrées en formation et 238 en 2022, à ce jour. Pas encore suffisant pour compenser la main-d’œuvre défaillante.

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