À Lille, un gardien de la paix avoue: «J’ai fait une belle bêtise…»

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RÉCIT - Dans le Nord, six enquêteurs chevronnés sont chargés de veiller au bon comportement des 4 600 policiers déployés sur le territoire. Y compris dans leur vie privée.

Les policiers accusés sont convoqués et peuvent être accompagnés d’un avocat. François Bouchon / Le Figaro

«Acceptez-vous d’être entendu par un brigadier-chef alors que vous êtes major?» Avec un calme imperturbable derrière son clavier d’ordinateur, Christian attend sans ciller la réponse de son collègue. La cinquantaine grisonnante, ce dernier se dandine sur son siège. Il essuie ses mains moites sur son treillis. Ses chaussures de marche se croisent et se décroisent au bout d’un corps pesant. Comme essoufflé, le gradé accepte l’augure d’une audition administrative qui s’annonce mal. Le nombre de barrettes à l’épaule ne changera rien à l’affaire.

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Ce jeudi 29 avril au matin, dans les étages de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de Lille, il va devoir passer pendant près de deux heures sur le gril de la cellule «discipline déontologie». Motif? Un vol commis dans un stock de produits cosmétiques, d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers d’euros, placés sous scellés dans un commissariat du Nord. Assisté par un représentant syndical, qui ne peut intervenir en direct,

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