Hôpitaux, vaccin, taux d'incidence : le point sur la situation dans les Hauts-de-France

Il y a 1 semaine 22

RTL fait le point ce mercredi 7 avril sur l’évolution de la pandémie dans les Hauts-de-France. Les mesures de restriction, qui ont démarré mi-février à Dunkerque puis dans le Pas de Calais, ont-elles eu des effets sur la circulation du virus ?

Il semblerait que cela commence tout doucement à payer, mais le taux d’incidence dans la région, sur une légère pente descendante, reste à un niveau inquiétant : 505 cas pour 100.000 habitants (contre 518 une semaine plus tôt). Dans le secteur de Dunkerque, les chiffres ont été divisés par deux et demi après avoir dépassé 1.000. "Plus de cluster mais un retour à une triste normalité", confie un médecin. 

Dans le Pas-de-Calais, le taux d’incidence dépasse toujours les 500, mais en ralentissant. Ce qui reste inquiétant c’est la circulation du virus dans certains territoires ruraux comme dans la Thiérache picarde ou la zone de Solesmes près de Valenciennes. Plus près de la région parisienne, les chiffres flambent dans l’Oise avec un taux d’incidence à plus de 900 à Creil, quasiment autant à Beauvais. Une dégradation sanitaire qui inquiète les autorités.

Taux d'occupation en réanimation supérieur à 150%

Dans les hôpitaux, la tension reste forte : "Pas encore d’éclaircie en vue pour les 15 prochains jours", prévoit le docteur Goldstein, patron des urgences à Lille. Tous les jours, on déplore de nouveaux malades à accueillir et un manque de place dans tous les services. Ce week-end dans les hôpitaux nordistes, selon ce médecin, ce n’était pas la chasse aux œufs mais la chasse aux lits disponibles ! Le taux d’occupation en réanimation dépasse les 150% dans les Hauts-de-France, avec des patients plus jeunes. 

Le plus dur, confient les soignants, c’est de trouver des "bras", des ressources humaines, plus que des machines. Du coup, on réaffecte le personnel : plus de 40% des opérations médicales sont déprogrammées par exemple à l’hôpital d’Amiens. Et malheureusement le nombre de décès ne fléchit pas.

Certains patients sont encore transférés, notamment vers la Bretagne moins sévèrement touchée. Un patient de Creil doit d’ailleurs être transféré aujourd’hui vers Brest en avion. Il n’y a plus d’évacuation vers la Belgique par contre. En 1 mois, on recense une cinquantaine de transferts de malades nordistes vers d’autres territoires, ce qui soulage « un peu » les établissements.

1,15 million de doses de vaccins injectées

En termes de vaccination, on a encore franchi une étape, avec l’ouverture mardi 6 avril d’un nouveau centre de vaccination, de grande ampleur au Zénith de Lille, avec un objectif de 650 injections par jour au début puis jusqu’à 1.300 par jour selon les approvisionnements. 

Le vélodrome de Roubaix est aussi transformé en vaccinodrome, en complément des 159 centres de la région. À ce jour, plus d’1,15 million de piqures ont été réalisées, soit 15% des habitants qui ont reçu une 1ère injection, 4,2% seulement ont bénéficié des 2 doses, c’est moins qu’en Bretagne ou en PACA. Et la méfiance vis-à-vis du vaccin AstraZeneca, qui a entraîné la fermeture de plusieurs centres sur le littoral, a permis d’ouvrir de nouveaux créneaux pour des populations qui n’avaient pas de rendez-vous.

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